Vous sentez-vous parfois coincé dans une routine professionnelle qui ne vous apporte plus aucune satisfaction ? Avez-vous l’impression de suivre un chemin tracé par d’autres, plutôt que de poursuivre vos propres rêves ? Si tel est le cas, il est peut-être temps de ne plus vous en contenter et d’oser un changement de vie radical. L’existence peut parfois prendre des tournures inattendues et nous amener à un point de rupture. C’est le cas du burn-out. Aujourd’hui, je vous propose un article légèrement différent et un peu plus personnel ! Je partage mon expérience de sortie de zone de confort et comment j’ai osé prendre des décisions audacieuses pour me frayer une autre voie et enfin m’épanouir professionnellement. Bref, mon histoire de transformation jalonnée de petites réussites, qui, je l’espère, vous encouragera à suivre vos propres aspirations. Bonne lecture !

Ne pas se contenter du minimum

Je pense que l’on peut dire que j’ai souvent été une bonne fille, une bonne élève, et, jusqu’à un certain point, une employée efficace (mais bien loin d’être parfaite). Le fait est que j’ai systématiquement suivi un chemin plus ou moins tracé par mes parents. Il fallait passer le BAC, faire des études supérieures. Je n’ai jamais eu de passion dévorante au point d’en faire mon métier, et en ce temps-là, j’aimais la mode et la couture. Je me suis donc dirigée vers cette voie. Ayant toujours eu des facilités, j’étudiais sans trop me prendre la tête, j’ai obtenu mes diplômes sans effort et j’ai trouvé rapidement du travail.

Le problème avec le système éducatif aujourd’hui, c’est qu’on vend à tous les élèves qu’il faut avoir un master, et avec ça, les postes à responsabilités et à haut niveau de salaires seront dans la poche. 🛑 FAUX — comme dirait l’autre. Moi, ce qui m’attendait dans ma Franche-Comté natale, c’était un emploi en bas de l’échelle avec zéro perspective d’évolution. Première prise de conscience : je voulais plus. Et pour l’obtenir, pas le choix, je devais partir. J’ai donc laissé mes amis et mes amours derrière moi pour embrasser ce changement de vie délibéré qui se ferait, finalement, dans le sud de la France.

Vouloir toujours plus

Ma carrière professionnelle a commencé à décoller. J’ai travaillé pour des marques bien connues et implantées dans toute la France. Ma profession de base me plaisait (j’étais modéliste), mais j’avais la sensation que je pouvais faire mieux, qu’il me manquait quelque chose. Il faut dire que ma responsable de l’époque m’a aussi clairement poussée dans ce sens, en toute bienveillance (si tu me lis ❤️️). J’ai donc enchaîné les métiers dans plusieurs sociétés. Mais je ne partais pas pour rien : toujours un cran au-dessus (en termes de salaire et de missions) que ce que je laissais.

À la suite de ces évolutions de postes, je suis arrivée dans une nouvelle compagnie. Mais cette fois-ci, ça ne s’est pas passé comme prévu. Les produits ne me plaisaient pas vraiment, l’ambiance de travail était très compliquée et j’avais des relations difficiles avec la hiérarchie. J’ai commencé à sombrer dans le bore-out petit à petit. Un changement de vie plus définitif commençait à s’imposer dans mon esprit. Oui, mais pour quoi faire ? L’entrepreneuriat me semblait une bonne porte de sortie pour ne plus, justement, avoir à subir ce monde de l’entreprise qui me convenait de moins en moins.

Essayer une première fois… et échouer

Créer ma propre marque de vêtements ? J’en ai rêvé pendant plusieurs années, mais l’exploitation de l’humain, de la planète, et ce monde assez futile tout compte fait ne m’attirait plus vraiment. Je pratiquais du yoga depuis plusieurs années déjà et c’est là que je me suis dit que j’allais me professionnaliser dans ce sens. Hé oui, tant qu’à se reconvertir, autant le faire dans quelque chose qui me plaisait. J’ai commencé une formation et en même temps, quitté mon job. Sauf ces études duraient 2 ans. Et moi, je ne me voyais pas « ne rien faire » pendant tout ce temps. En fait, ce qui me paralysait, c’était la peur de manquer d’argent.

D’ailleurs, cet article fait partie d’un événement inter-blogueurs dont le thème est « Changer de vie pour aller mieux ». Il est organisé par Ophélie du blog Fric Au Féminin dont l’objet est de vous aider à améliorer votre relation à l’argent pour marcher vers votre liberté financière.

Et puis, pour tout vous dire, j’avais peur de donner des cours (manque de confiance, quand tu nous tiens 😉). Je me suis donc rapidement mis en tête de décrocher un nouveau gagne-pain, faute de mieux. Et puis, quand même, je n’étais pas parvenue au bout de mon objectif (à savoir : le poste qu’on m’avait promis avec ces études), et je voulais me prouver que je pouvais le faire. C’est comme ça que j’ai trouvé « mon job de rêve » : le titre, le salaire, les responsabilités, et en plus, je m’occupais ENFIN de mode féminine ! Bref, le songe était devenu réalité !

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Oui, sauf que très vite, le syndrome de l’imposteur a fait son apparition. Étant entourée de personnes qui avaient toutes (ou presque) fait des écoles de commerces et des masters pour y arriver, je ne me sentais pas à ma place en définitive. J’étais terrorisée à l’idée qu’on remarque que je n’étais finalement pas si bonne que ça, et que j’allais décevoir tout le monde : ma famille, mes collègues, les gens qui m’avaient poussé et fait confiance. Et c’est là que la spirale infernale du burn-out a commencé.

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Admettre le burn-out

Je doutais de moi de manière exponentielle sans raison apparente, j’avais de plus en plus de mal à décrocher de mon travail. Les trajets, les grosses journées, les déplacements et les communications à l’étranger ne m’aidaient pas vraiment à me détendre. Pour ne rien arranger, je traînais des problèmes de sommeil depuis des mois, voire des années. La crise du COVID est arrivée, et j’ai vécu ce temps de chômage technique comme une libération. J’ai recommencé à faire du yoga quotidiennement (oui parce que, soyons honnête, ce n’est plus vraiment une priorité quand on passe 12 h par jour en dehors de la maison), de la guitare, des gâteaux, j’ai profité de mon mari et de mon chat. 🐈

J’avais toujours le stress du boulot, mais ça s’était bien calmé. Quand même, à un moment donné, il a bien fallu y retourner. Et les symptômes ont repris et se sont amplifiés. L’ambiance au bureau était devenue un peu morose, la situation complexe s’incrustait dans toutes les conversations. Le contexte compliqué mettait une tension supplémentaire : il fallait faire une collection plus belle, moins chère, plus vite.

Malgré le télétravail, la pression était constante, et comme je n’étais ni expérimentée, ni à l’aise, ni reposée, et que je commençais vraiment à me demander ce que je faisais bien là, à force, j’ai perdu pied. Je me suis renfermée sur moi-même, je pleurais tous les jours ou presque, j’avais l’impression que la situation était désespérée. Après plusieurs mois de lutte acharnée contre moi-même (le burn-out, ça n’arrive qu’aux autres, qu’aux faibles, c’est bien connu !) et plusieurs rendez-vous avec des professionnels de santé, j’étais dos au mur : l’arrêt pour épuisement professionnel était inévitable.

Changer de vie, une nécessité

J’ai donc passé de longues semaines à dormir, prendre soin de ma santé physique, mais surtout mentale en priorité. Être seule à la maison pendant plusieurs mois m’a permis de réfléchir posément à ce que je voulais sur le plan personnel et surtout professionnel. Je me suis rendu compte que c’est toute cette pression que je m’étais mise à moi-même qui faisait que je me retrouvais dans cette situation a priori sans espoir aujourd’hui. Donc maintenant, je devais me poser les bonnes questions. Et agir en conséquence.

Avais-je envie de retravailler dans la mode ? Non. Alors peut-être, le marketing…? Mmmh, non. Non plus. Et la nature ? J’ai toujours aimé la nature. Bof, je devrais encore faire des études à rallonge et je ne me sentais pas prête. Et si… je reprenais ce projet « fou » de l’entrepreneuriat ? Au moins, je serais libre, indépendante, et autonome ! Un changement de vie drastique était enclenché. Pour moi, il n’y avait plus de doutes, c’était sur ma sphère professionnelle que je devais agir.

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Oser prendre un nouveau chemin

L’entrepreneuriat, un monde inconnu, mais qui m’attirait depuis de nombreuses années, depuis toujours en fait. Pour moi, il était hors de question de cumuler un job (qui était, je le savais, extrêmement demandeur en temps et en énergie) et un projet aussi important que celui de monter ma société. Après plusieurs mois de réflexion sur ce que j’allais faire, j’ai enfin osé solliciter mes supérieurs pour quitter la marque pour laquelle je travaillais. Et quel soulagement ! Désormais, je pouvais me concentrer exclusivement sur ma nouvelle activité.

J’ai fait des formations dans le domaine du marketing web pendant quelques semaines. J’ai renoué avec un rythme de travail, sans pression, petit à petit. Ma routine du matin m’a beaucoup aidé à me reprendre en main et m’a réconcilié avec mon tapis et le yoga. Après avoir testé différentes activités, l’évidence s’est imposée à moi. J’avais exactement tout le nécessaire à ma disposition pour épauler des personnes en situation de burn-out ou de dépression à se reconstruire après un tel épisode de vie grâce à l’outil fantastique qu’est le yoga.

Et c’est comme ça que Yoga Renaissance est né !

Aller mieux, enfin !

Aujourd’hui, mon quotidien n’a plus rien à voir avec celui d’il y a plusieurs années. En fin de compte, j’ai réussi à saisir l’importance de prendre du temps pour soi, de s’écouter. De suivre ses rêves, mais pas n’importe lesquels. Ceux qui nous font réellement vibrer, pas ceux que l’on croit vouloir. Le chemin du changement de vie, pour ma part en tout cas, a été assez long : ça a duré plusieurs années ! Mais finalement, avec le recul, la réponse se trouve déjà là, à l’intérieur de nous. Il suffit juste d’écouter la petite voix et de se faire confiance !

J’espère vous avoir inspiré à ne pas vous contenter du minimum dans votre propre vie. Ne laissez pas les attentes de votre entourage ou les normes imposées par la société limiter vos ambitions et freiner votre changement de vie. Vous aussi, vous pouvez reprendre le contrôle de votre quotidien et poursuivre vos propres passions. Si j’avais des conseils à vous donner, ce serait ceux-ci :

  1. Écoutez toujours votre petite voix intérieure. Prenez le temps, explorez différentes choses et demandez-vous ce qui vous plaît réellement. Faites confiance à votre intuition et suivez le chemin, même si ça peut faire peur.
  2. Sortez de votre zone de confort. Prenez des risques et découvrez de nouveaux territoires. Le véritable épanouissement se trouve souvent en dehors de nos sentiers battus. Osez vous challenger et étudiez les opportunités qui s’offrent à vous.
  3. Fixez-vous des objectifs ambitieux (mais pas impossibles !). Prenez des mesures concrètes pour les atteindre. Soyez persévérant et ne laissez pas les obstacles vous décourager. Cela peut prendre un peu de temps avant que vous ne trouviez votre voie alors patience.
  4. Entourez-vous de personnes inspirantes. Cherchez des mentors, des modèles et des personnes qui partagent vos valeurs et vos aspirations. Choisissez un réseau de soutien positif et motivant, qui vous encouragera à aller de l’avant et à atteindre vos objectifs.

Si cette histoire vous a motivé à poser des actions concrètes pour atteindre votre dream life, partagez votre engagement dans les commentaires ! Encourageons-nous les uns les autres à faire de même et à se lancer !

Pour aller encore plus loin, je vous propose de découvrir l’épisode de mon podcast Burnout Chillout associé :

À très vite ! 🙏

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